Les effets du bilan de compétences

Extrait du travail de recherche réalisé par Isabelle TITRAN dans le cadre du Master Conseil en développement des compétences et valorisation des acquis sur les effets psychologiques et professionnels du bilan de compétences. Cette étude se base sur des recherches déjà effectuées sur le sujet et sur des témoignages recueillis auprès de personnes ayant effectué un bilan de compétences :

 

1- Les effets sur la formation, l’emploi et la carrière

 

          a) La mobilité professionnelle

 

  • La mobilité dans l’entreprise

 

Selon une étude du BIOP (le centre d'orientation scolaire et professionnelle de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris) datant de 2006, 50% des personnes restées dans leur entreprise ont bougé après le bilan de compétences, soit en faisant évoluer leur poste au travers de responsabilités plus grandes (31%) soit en changeant de poste (19%).

 

  • La mobilité hors entreprise

 

8% ont même changé à la fois de poste et d’entreprise.

Les différentes études sur les effets du bilan de compétences indiqueraient que le passage par un bilan de compétences favoriserait la réussite dans la recherche d’un emploi.

 

  • Rester à son poste mais avec un autre état d’esprit

 

Un bilan de compétences n’aboutit pas nécessairement à un changement de poste ou d’entreprise. Certaines personnes, en cours ou à l’issue du bilan, prennent de la distance par rapport à leur expérience et se rendent compte qu’elles ne se trouvent pas si mal dans leur emploi et le voient différemment, ce qui n’aurait sans doute pas été possible sans ce travail de réflexion, de prise de distance que permet le bilan.              

 

D’autres personnes auront également besoin du bilan de compétences pour se rendre compte que le projet professionnel auquel elles aboutissent peut être porté par leur entreprise actuelle.

Le bilan de compétences n’aboutit donc pas toujours sur un départ de l’entreprise, il peut au contraire modifier le regard du salarié et lui faire prendre conscience des attraits de son poste et de son entreprise.

 

Antoine: « j’ai décidé de reprendre mon métier de dentiste fin 2008 ».

 

Estelle: « Et donc le gros effet bénéfique de ce bilan de compétences était effectivement de savoir que j’étais bien là où j’étais et dans ma façon de faire mon métier aujourd’hui », « je ne m’attendais pas à être aussi bien dans mon boulot en fait ».

 

            b) La formation professionnelle

 

L’étude du BIOP révèle que 12% des bénéficiaires sont entrés en formation six mois à un an après le bilan de compétences.

 

Le fait d’entreprendre un bilan de compétences augmente considérablement les chances d’aller jusqu’au bout de la formation, de la réussir et d’obtenir la qualification ou le diplôme qui lui est associé.

Il réduit donc le taux d’échec en formation et c’est pour cette raison que les organismes financeurs (OPCA) accordent plus facilement un congé individuel de formation (CIF) lorsque le candidat a effectué un bilan de compétences au préalable.

 

Le salarié peut effectuer une formation dans différents cadres :

 

  • dans le cadre d’un congé individuel de formation (CIF)

 

Le congé individuel de formation est un droit permettant au salarié de s’absenter de son entreprise pour suivre une formation.

 

- Lorsque le salarié est en CDI, il peut bénéficier du CIF CDI s’il justifie d’une ancienneté en qualité de salarié de 24 mois consécutif ou non, dont 12 mois dans l’entreprise où il présente sa demande.

- Si le salarié est en CDD, et jusqu’à 12 mois après la fin de son CDD, il pourra demander un CIF CDD s’il justifie 24 mois d’ancienneté consécutifs ou non, en qualité de salarié quelle que soit la nature des contrats successifs, au cours des 5 dernières années, dont 4 mois, consécutifs ou non, sous CDD, au cours des 12 derniers mois civils.

 

Céline : « Donc l’année dernière, j’ai fait ma demande pour le Fongecif, mon patron a reporté une fois, parce qu’il peut reporter une fois, sinon j’étais prise à la fac. Et là, cette année, j’ai obtenu le tout, et normalement, je commence le 6 septembre une licence professionnelle».

 

Danielle : « Je suis en congé individuel de formation et je dois rédiger un mémoire que je dois soutenir en septembre».

 

  • dans le cadre du droit individuel à la formation (DIF)

 

Créé en 2004, le droit individuel à la formation (DIF) permet aux salariés sous contrat à durée indéterminée ayant un an d’ancienneté dans leur entreprise d’acquérir chaque année un capital d’heures de 20 heures (dans la limite de 120 heures sur 6 ans) qui peut être utilisé pour suivre une formation.

Plus récemment, la loi du 24 novembre 2009, a donné le droit aux salariés de bénéficier de son Droit Individuel à la Formation (DIF) postérieurement à leur départ de l’entreprise en prévoyant la portabilité.

 

L’initiative d’utiliser les heures acquises au titre du DIF revient au salarié, mais le choix de la formation nécessite un accord de l’employeur.

 

Marie : « Et donc suite à ce bilan, ce que j’avais été incapable de décider avant, j’ai demandé un DIF pour faire une formation « autorité, encadrement ».

 

  • dans le cadre du plan de formation

 

 Lorsque la formation présente un intérêt pour l’entreprise, lorsqu’elle est nécessaire pour l’adaptation du salarié à son poste de travail, l’employeur pourra proposer une formation dans le cadre du plan de formation.

Le départ en formation est donc assimilé à un départ en mission et le temps de formation est totalement financé par l’employeur.

 

            c) La validation des acquis et de l’expérience (VAE)

 

Selon l’étude du BOIP, 2% des bénéficiaires ont entamé une VAE alors que 15% en avaient l’intention à l’issue de leur bilan.

 

La VAE permet l’obtention de tout ou partie d’une certification (diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle) sur la base d’une expérience d’au moins 3 ans, acquise sous le statut de salarié, non salarié (commerçant, collaborateur de commerçant, profession libérale, agriculteur ou artisan, etc.) comme bénévole ou dans le cadre du volontariat. Cette expérience, doit être en lien avec la certification visée, est validée par un jury.

 

La validation peut être totale, auquel cas, elle peut donner lieu à une mobilité dans ou hors entreprise. Mais la validation peut être partielle, et dans ce cas, le candidat pourra éventuellement entamer une formation pour accéder à la validation totale du diplôme (dans le cadre d’un CIF par exemple). Enfin, la VAE peut ne pas être validée du tout par le jury.

 

 

2- Les effets psychologiques du bilan de compétences

 

            a) La dynamisation psychologique

 

En dessinant des perspectives, le bilan de compétences redonne un certain dynamisme psychologique.

En fixant des objectifs réalisables, en procédant par étapes, le bilan de compétences entraîne le bénéficiaire dans une progression, une mise en action. Celui-ci n’est pas spectateur de son bilan car la condition de sa réussite dépend de son investissement personnel.

 

Entre chaque étape, celui-ci doit entreprendre des recherches, engager des réflexions à propos de son parcours, de ses projets : réfléchir sur son passé personnel, professionnel, ses motivations, se renseigner sur les formations, les métiers qu’il pourrait envisager, écrire une lettre de motivation, un CV, répondre à une offre d’emploi…Les personnes éprouvent souvent des difficultés au début du bilan à « se mettre en action », mais procéder par étape les rassure et les encourage.    

 

Selon l’étude du BIOP, 34% des bénéficiaires ont ressenti des effets de redynamisation.

 

Danielle :« j’ai dû le terminer (le bilan) un mercredi, le vendredi, j’avais rendez-vous sur le campus, je devais déposer le dossier Fongecif le 5 juin, donc tout ça, ça s’est fait en moins d’une semaine ».

 

Fabien : « j’ai commencé à entreprendre des démarches pour éducateur, ça commençait en septembre mais c’était trop juste pour l’année dernière, donc j’essaie cette année ».

 

Françoise : « si j’avais envie d’aller voir une expo, ben j’allais la voir, je n’attendais plus personne, j’y allais toute seule. Et c’est vrai que maintenant, j’ai pris le pli de ne plus toujours demander aux autres ».

« J’ai organisé, on a mis trois ans à organiser un méga-voyage en Australie, c’est moi qui ai pris tous les contacts alors que moi, je ne suis pas quelqu’un qui… »

« Je me suis inscrite dans un atelier créatif, pour essayer justement, d’approfondir ce côté là ».

 

Céline : «ça fait 18 mois que je me bats ».  

 

Antoine : « Je vais continuer ce métier là et les projets que j’ai en parallèle ».

 

Anne : « Je me renseigne sur la création d’entreprise, les organismes qui permettent d’aider les créateurs, j’ai assisté à des conférences…».

 

            b) L’amélioration de la confiance en soi 

 

Les personnes qui font la démarche d’entreprendre un bilan de compétences souffrent bien souvent d’un manque de confiance, d’un manque d’estime de soi, ce qui les empêche d’entreprendre des actions ou de les mener à terme.  

 

L’estime de soi est en lien direct avec  la motivation, l’élaboration d’objectifs, la mise en action de projets, la persévérance et la performance. Donc lorsqu’une personne dispose d’une faible estime de soi, il est difficile, pour elle, de se projeter et d’accomplir ses projets.

 

Selon l’étude du BOIP, 52% des bénéficiaires ont repris confiance en eux grâce au bilan de compétences.

 

Fabien qui présentait un réel manque de confiance en lui suite à de nombreux refus dans ses démarches de recherche d’emploi et de demandes de formation : « j’ai eu que des refus pendant plusieurs années » a retrouvé une confiance en lui grâce au bilan de compétences : «  j’étais plutôt pessimiste on va dire, avant…J’avais un manque de confiance justement, j’avais l’impression d’être condamné dans cette entreprise…Et maintenant j’ai un autre état d’esprit, je sais ce que je veux et j’irai jusqu’au bout », « ça m’a donné confiance en moi », « au départ je me suis dit : « Oh lala, repartir à l’école à mon âge, après dix ans », avec tous les dossiers à monter, tout ça, je me suis dit que c’était vraiment, c’était un peu compliqué…j’ai appris aussi que monter un dossier…enfin, qu’il y avait juste à le monter et faire en sorte qu’il passe et puis voilà… », « ça m’a paru plus facile qu’avant », « elle m’a donné confiance ».

 

Marie a également repris confiance en elle grâce au bilan de compétences: « j’ai quand même vu qu’il y avait des choses qui allaient…une confiance en soi qui s’était développée au fur et à mesure du temps et ça c’est vraiment le bilan qui l’a montré», « ça m’a redonné confiance, quand la motivation n’est plus là, qu’on ne se sent pas reconnu et qu’on ne voit pas trop vers où aller ».

 

Pour Françoise : « ce qui est ressorti, c’est ça : je me suis sentie mise en confiance et je suis sortie avec plus de confiance en moi aussi, par rapport à ma situation dans le travail, etc. Je me suis découvert une valeur… », « donc à la suite de ça, je me suis sentie plus sûre de moi dans mon boulot ». Elle s’est même lancée dans une activité (de démonstration culinaire) qu’elle n’imaginait pas entreprendre avant le bilan par manque de confiance en elle : « c’est pas quelque chose que j’aurais fait il y a trois ans…j’aurais jamais osé, ça c’est vrai mais c’est marrant parce que j’avais jamais fait le rapprochement avec le bilan ». « Je suis hyper timide, quand je suis devant des personnes inconnues je ne suis vraiment pas à l’aise et en fait, je m’aperçois que je suis crédible, et les gens apprécient. Et ben voilà, ça me renforce encore dans…ça renforce ma confiance. C’est vrai que c’est des choses que franchement, je n’aurais pas du tout osé ».  Elle a également repris confiance dans sa vie personnelle : « ça m’a permis de me positionner vis-à-vis de mes amis, oui, d’avoir plus confiance ».

 

Céline : «Enfin, je me sens portée par ce que j’ai vécu pendant le bilan de compétences et à la conclusion du bilan de compétences parce qu’il y a des mots, enfin des valeurs qu’on a révélés. Je le savais, mais je me sens plus forte. Parce qu’avant le bilan de compétences, je me sentais même plus capable de postuler à un autre endroit…enfin on se sent nulle quoi… »..

 

Danielle : « Je ne dirai pas que j’ai une très grande confiance en moi parce que ça, je l’ai pas mais peut-être un peu plus quand même…Vraiment si, de savoir que oui ! de valoir quelque chose, c’est pour moi important et avoir un regard positif en face de soi et puis à travers le papier et…Oui, ça flatte l’égo je crois ».

 

Antoine avait tout simplement besoin d’être rassuré sur ses choix : « J’avais quand même besoin du bilan….pour me rassurer sur ce que je voulais faire ». 

 

            c) Le repérage des compétences

 

L’identification des compétences est un des effets attendus du bilan de compétences. Au cours de celui-ci, le conseiller amène le bénéficiaire à décrire ses compétences (savoir, savoir-faire, savoir-être), à exprimer ses intérêts professionnels, ses désirs d’évolution, de réfléchir sur les compétences qui pourraient éventuellement être transférables et celles qui pourraient être développées.

 

Le bilan de compétences contribue donc au repérage des compétences des bénéficiaires et les acquisitions obtenues se maintiennent dans le temps.

 

L’enquête du BOIP montre que pour 55% des personnes, le bilan les a aidés à mieux se connaître et, bien sûr, à mieux cerner leurs compétences. 

 

Estelle : «  Mais c’est vrai que d’avoir fait ce bilan, c’est vraiment…enfin ça permet aussi de mettre sur le papier vos compétences et ça c’est pas mal aussi parce qu’il y en a plein qu’on laisse de côté ou dont on ne se rend pas compte ».

 

Françoise : « le fait que je voie les choses noir sur blanc, comme je suis un peu Saint Thomas » .

 

Anne : « quand on nous pose la question, c’est le vide total, le trou noir…et c’est vrai que de poser les choses à plat, même les petites choses, c’est intéressant ».  
 

Danielle : « de trouver que j’avais des compétences, parce que, comme je le disais, je pensais que ce que je faisais, tout le monde pouvait le faire, donc qu’il ne fallait pas de compétences particulières…de trouver des compétences, de savoir qu’elles étaient là, de savoir les mettre en avant ».

 

            d) La connaissance de soi

 

Pour certains, le bilan de compétences représente la première occasion de faire une pause, de prendre le temps de s’occuper d’eux-mêmes. Il permet en effet de prendre du recul et de réfléchir sur soi-même, de se lancer dans un processus d’introspection, ce qui n’est pas coutumier pour la plupart des gens.

 

Le bilan de compétences par son analyse approfondie du parcours, des caractéristiques personnelles permet de faire le lien entre des éléments et des événements qui nous paraissaient disjoints (c’est ce qu’on appelle la reliance psychologique, ou reliance à soi), de mettre en lumière des conflits intérieurs afin de les régler. Car mieux se connaitre, prendre conscience de la façon dont ses choix sont conditionnés par son histoire (de vie)  peut amener l’individu à les modifier, en comprenant dans quelle mesure il a été en quelque sorte obligé de se conduire de cette façon .

 

Françoise : « il s’avérait que, une chose qui m’a étonnée d’ailleurs, il s’est avéré que j’avais un côté plus créatif que je ne le pensais et que je pouvais me permettre d’aller voir des structures plus basées sur la création ».

 

Anne : « le bilan je pense que ça m’a permis de mieux me connaitre, de mieux savoir quelles étaient mes limites par rapport aux valeurs, qu’est-ce qui était important pour moi », « je pense que ça permet de marquer, de connaitre les points forts de ses principes de fonctionnement et c’est vrai que les valeurs personnelles, étaient quelque chose d’important ».

 

Estelle : « faire le point sur sa carrière et connaitre ses aspirations ».

 

            e) Un changement de comportement

 

  • Une prise de distance 

 

Estelle : « sur le plan professionnel, ben ça aide vachement à prendre du recul et à se poser les bonnes questions ».

 

Françoise : «  Dans ma position au travail, je savais que je n’étais plus en cause et du coup, je me suis dit : « Bon, on te demande de faire ça, je vais le faire ». Mais j’ai déplacé mon…mes priorités, je les ai mises hors boulot … », « alors qu’avant, j’avais tendance à les laisser dans le boulot… », « …à rester plus confinée dans le travail, à ne penser qu’au travail. Tandis que maintenant, je me dis : « ben voilà, je travaille pour faire autre chose à côté ». « Il y a d’abord eu le fait de prendre du recul par rapport à mon travail donc je suis plus axée sur le dessin, des activités…peindre ».

 

  • Une capacité à profiter davantage de la vie

 

Anne : « j’ai envie de profiter de la vie, j’ai envie d’avoir une activité qui me permettra d’être ancrée dans tout ce qu’il y a autour de moi ».  

 

Antoine : « je suis vraiment disponible pour les gens que je soigne et pour ce que je fais. Ça auparavant, je ne le voyais pas, donc maintenant je prends beaucoup plus de temps pour les gens, pour les soigner», « c’est un métier qui permet de faire d’autres choses et puis de choisir mon emploi du temps. Du coup, j’ai pris les bons côtés, ce que je ne voyais pas avant ». « Avec ma femme, on a plus de projets pour notre couple ».

 

  • Une capacité à s’imposer, à s’affirmer davantage

 

Fabien : « ça m’a tapé sur les nerfs, je suis allé chercher le syndicat carrément et puis en trois heures c’était réglé…Ah ouais, là, non j’ai dit « cette fois-ci, je ne me laisse plus faire », j’ai eu des refus pendant des années, j’ai fait des demandes de CIF pendant des années et je n’ai eu que des refus, que des déceptions et j’ai dit : « non, c’est fini maintenant»), « Ah oui, là non, je me suis dit : « je veux partir !». Là, ils ont vu que j’étais déterminé. J’ai carrément dit au DRH : « si vous refusez, c’est vraiment pour m’embêter », « (le bilan) m’a aidé à affronter mon DRH et à dire : « je veux faire ça et je le ferai ». « Ah ouais, je ne l’aurais jamais fait avant et c’est peut-être pour ça que je n’ai eu que des refus jusqu’à présent ».  

 

Françoise : « Je ne vais plus toujours dans le sens de mes amis…parce que je n’aime pas du tout les histoires, je disais toujours « oui » alors que j’avais envie de dire « non ». Maintenant, quand je n’ai pas envie de le faire, je le dis et je le dis vraiment ».

 

Céline: « Ce qui se passe, c’est qu’au niveau professionnel, là, actuellement, ça a changé beaucoup de choses, et encore plus depuis que je sais que je vais partir. Mais même avant de savoir que j’allais partir, ben maintenant, quand c’est non, c’est non et quand ils dépassent les limites, je ne me gêne pas pour leur dire poliment, alors que ça, je n’arrivais pas à le faire avant » , « j’ai posé les limites et quand j’estimais qu’on ne me respectait pas, le dire, ne pas m’écraser ».

«Maintenant je dis non aussi dans la vie privée …. Donc oui, forcément, je délègue, chose que je ne faisais pas du tout, que ce soit au travail ou à la maison », «ou avec les amis qui abusent un peu, ça c’est clair que ça a changé les choses, il y a l’avant et l’après ».

 

            f) Le développement d’une méta-compétence : la capacité à s’orienter dans la vie

 

 Le bilan de compétences apprend également à développer une nouvelle compétence : celle d’analyser ses compétences, de clarifier l’image qu’on a de soi-même en liaison avec l’élaboration du projet.
 

En aidant le bénéficiaire à développer cette méta-compétence, le bilan de compétences aide donc à développer cette capacité à s’orienter dans la vie, à se centrer, à être à l’écoute de son intériorité, tout en étant connecté au monde extérieur.

 

Plus qu’un outil d’orientation professionnelle, permettant de construire un projet professionnel, le bilan de compétences est donc un dispositif permettant d’élaborer un projet de vie, un outil de gestion de parcours de vie.

 

Estelle : ça fait des bases de réflexion, franchement. Je pense qu’un bilan de compétences, ça fait une base de réflexion », « quand on a appris à un peu poser les choses et que l’on est passé par un bilan de compétences, si on a un peu de mémoire et que l’on s’implique dans le bilan de compétences, on en acquiert d’autres C'est-à-dire qu’on peut se poser et se dire : « ben là, je suis coincée, là, j’ai une possibilité »). « Par rapport à mon chemin de vie personnel aujourd’hui, peut-être que ça peut être une idée aussi, de partir en entreprise parce que je suis tout le temps toute seule ».

 

Marie : « J’ai toujours à l’esprit qu’il y a plein de choses à réaliser »..

 

Françoise : « j’essaie de faire abstraction de tout ce qui est négatif dans ce travail en attendant d’aller voir ailleurs. Donc là, c’est pareil, ça se travaille petit à petit », « il y a des choses qui se sont mises en place toutes seules ».   

 

Anne : « j’ai essayé de m’écouter pour savoir quelles idées me venaient », « le bilan m’a permis le premier jour de mon arrêt de ne pas me sentir complètement perdue et de me dire : « Mais qu’est-ce que je vais faire ? Qu’est-ce que je vais devenir ? Et comment je vais le faire ? Je pense que le premier jour, je savais ce dont j’avais besoin pour m’épanouir en fait… ».  « Le bilan posait la question d’être en phase avec soi-même et donc, d’avoir un projet de vie, pas seulement un projet professionnel, mais effectivement un projet de vie… je suis toujours en questionnement par rapport à mon projet de création d’entreprise…j’ai des fois des craintes de me dire : « j’ai déjà connu un certain rythme de travail »….et ne n’ai pas forcément envie de ça…je pense que le projet de vie, c’est important parce que ça permet de garder l’équilibre ». « Ça permet vraiment d’ouvrir la fenêtre, de regarder à travers la fenêtre et de savoir où l’on veut aller ».      



AGC EVOLUTION

16 rue de l'Eglise

59130 LAMBERSART

A 250 mètres du métro Canteleu

 

Vous pouvez contacter

Isabelle TITRAN au:

06 98 63 39 11



ou utilisez le formulaire de contact